Le mont washmore...

Publié le par Poudre de Lune

... petit clin d'oeil aux anglophones (ben oui, je suis lue partout dans le monde, moi, qu'est-ce que tu crois, visiteur incrédule?)...

Ma centrale vapeur était tombée en panne.

Le temps que je me décide à l'emmener à réparer (on sait jamais, des fois qu'un miracle opère dans la buanderie?), le temps que je la récupère (voui, le monsieur aime bien prendre son temps... Peut-être que c'est selon lui le moyen le plus soft d'introduire la note salée qui accompagne l'objet tant attendu enfin rafistolé? ), et enfin le temps que le placard de la salle de bain soit si plein de linge à repasser qu'il refuse obstinément de se refermer, le déclic s'est produit.

Un souvenir enfoui dans les méandres de ma mémoire de poisson rouge depuis 6 ans est ressurgi.Et avec lui la nécessité de me mettre à jour de mes tâches de blanchisseuse, afin de ne jamais revivre ce cauchemar...


Flashback...

GrandFarfadet venait d'entrer à l'école. Dans MON école. Ce détail, cher visiteur, a son importance, tu le comprendras plus tard. Quelle chance de pouvoir voir son enfant évoluer dans sa vie de petit écolier, facette habituellement inconnue des parents... A chacun de mes passages devant la porte ouverte de la classe des petits, je jetais un coup d'oeil ému à la chair de ma chair, mon petit lutin devenu grand.

C'est ainsi qu'un matin, alors que je passais devant la-dite classe, je suis alertée par une agitation anormale. La maîtresse de Grand-Farfadet m'interpelle:

-Poudre! Pooooooooudre!!! (elle pouffe de rire) Regarde ton fils, au coin poupées!!!

Un vague sourire aux lèvres, m'apprêtant à partager ce moment de cocasserie, je cherche mon fils des yeux. Un attroupement au coin poupées m'empêche dans un premier temps de saisir la situation, quand soudain, je me fige: GrandFarfadet a vidé le coffre à déguisements par terre, jeté le contenu de l'armoire des poupées au-dessus du tas ainsi constitué, et fièrement campé devant cette montagne de linge, brandissant le fer à repasser en plastique, il clame haut et clair:

-Oh, ben moi, z'ai énormément de linze à repasser! C'est comme Maman!

L'année suivante, nous déménagions...

Et Poudre de Lune faisait peau neuve...

 

Dans le but de m'éviter cette honte avec Lutinette, tout en pestant contre cette manie de laver tout ce qui me passe à portée de main, j'ai rebranché la centrale et ai eu le loisir pendant une demi-journée de contrôler que le réparateur n'était pas un charlatan et que ses services valaient peut-être les yeux de la tête que je lui ai payés.

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Minéa 16/05/2010 14:33


J'ai bien rigolé avec ton flashback et puis ça me soulage un peu parce qu'ici avec 3 enfants le tas de linge fait peur aussi (et aucun besoin d'avoir le fer en panne).


Poudre de Lune 16/05/2010 19:48



;) Le linge, c'est ma bête noire...



guiguide1975 16/05/2010 10:17


ah ah pas mal l'anecdote , meuh non ca ne t'a pas fait de reputation lol
euh jsais moi en passant c'est pareil, ca deborde snif
bizz, ingrid


Poudre de Lune 16/05/2010 19:49



Je t'envoie plein de gros bisous pour te donner du courage... Dis, tu fais la grève du blog? Voilà un moment que je n'ai pas lu de nouvel article...;)



Luna 16/05/2010 08:42


Héhéhé, je reconnais bien là les hontes d'instit/parent d'élève !
Moi pour le moment, j'ai eu droit à tu sais ce que ta fille a chanté (papillon de lumière le truc débile de cindy sanders...) elle dit que maman l'habille en pyjama (un jogging) et elle s'est jetée
sur un garçon l'a plaqué sur le banc pour lui rouler une splendide galoche... Et j'en oublie. Je rase les murs...


Poudre de Lune 16/05/2010 19:49



J'aime beaucoup le coup de la galoche...